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7 phrases à bannir de votre vocabulaire de web marketeur

Pardon? Je crois avoir mal entendu...

Vous êtes l’heureux ou l’heureuse possesseur d’un site web ? Vous êtes peut-être vous-même bloggueur ou bloggueuse ? Aller, disons que vous avez un ami qui possède un site web et que vous souhaitez lui donner un coup de pouce.

En bref, vous souhaitez promouvoir un site web. Il y a alors des choses à faire et des choses à ne pas faire. De la même manière, il y a des phrases à ne pas prononcer.

Pardon? Je crois avoir mal entendu…

Je vous propose aujourd’hui 7 phrases qu’il vous est totalement interdit de prononcer, sous peine d’être éthiquement reconnu coupable par le monde cruel de la toile (ou alors par quelques internautes). N’hésitez pas à lire ce post dans votre tête, il se pourrait que quelqu’un vous écoute, on ne sait jamais…

(1) Je ne sais pas

Aïe aïe aïe, s’il fallait réduire cet article en 1 ligne, c’est bien la ligne juste au dessus qu’il faudrait retenir. Enfin, ne pas retenir.

Que vous parliez de votre site, de vos visiteurs, d’argent, de stratégie, que vous vous adressiez à un client, à une agence, à un visiteur ou tout simplement que vous vous parliez tout seul, il y a une phrase à bannir de votre vocabulaire : « je ne sais pas » !

Internet et plus précisément le web marketing de manière générale a l’énorme avantage de pouvoir fournir toutes les informations que l’on peut imaginer. Tout ce qu’il faut, c’est généralement y penser et se donner les moyens de trouver les réponses.

Et si jamais cette phrase devient votre dernier recours lors d’une discussion, n’hésitez pas à botter en touche : « on a fait tout comme il le fallait, ça n’a tout simplement pas fonctionné ».

(2) Je ne peux pas mesurer cela

Les outils modernes de web analytique fournissent toutes les informations que l’on peut imaginer sur votre site et vos visiteurs. Même les outils gratuits. Alors il est impossible que vous soyez amené un jour à prononcer cette phrase.

C’est même l’une des principales barrières à l’implantation du web analytique au sein des sites : trop d’informations rendent l’information utile difficile à trouver.

Sachez que tout est mesurable, du nombre de visiteurs sur votre site ou sur une page précise de votre site, à l’OS de vos visiteurs, sa résolution d’écran, sa ville d’origine ou encore son code de carte bleue.

Ainsi, si malgré tout vous pensez toujours être en situation de pouvoir un jour dire cela, peut-être devriez-vous réellement vous pencher sur l’implantation et la bonne exploitation d’un outil performant de web analytique.

(3) J’ai acheté des liens

Chhhhht, vous ne voudriez quand même pas que Google vous entende ? Vous savez que c’est formellement interdit par l’ange gardien du web et qu’il peut vous coûter cher de faire appel à de telles pratiques.

D’ailleurs, personne ne le fait. Enfin presque personne. Bon, soit, vous pouvez le faire, mais alors ne le dites pas et bannissez à jamais cette phrase de votre vocabulaire ! Un bon positionnement ça se mérite et ça ne s’achète pas après tout, hein Google !

(4) Je ne peux pas prédire le ROI de cette action

J’ai essayé il y a quelques jours de vous présenter une méthode de prévision d’un budget Adwords. Méthode qui vous a beaucoup fait réagir. A défaut de se mettre d’accord sur le centime prêt d’un CPC ou sur le pourcentage exact d’un taux de transformation moyen général, la méthode montrait qu’on peut en théorie précisément définir le ROI (retour sur investissement) d’une action.

En termes plus simples, il est tout à fait possible lorsque vous investissez de l’argent sur Internet pour quoi que ce soit, d’en estimer un retour plus ou moins précis.

Il existe différentes méthodes pour cela et je vous en ai présenté une. Je vous encourage vivement à vous renseigner sur le sujet et à les appliquer très rapidement afin de maximiser vos bénéfices et surtout afin de limiter les risques qu’implique un investissement.

(5) C’est très original, ça peut fonctionner !

Certes, c’est comme ça que naissent les buzz. Certes il y a des (infimes) chances que cela se produise. Mais la « sur »-créativité et l’originalité n’ont jamais fait très bon ménage avec ergonomie et utilisabilité (et souvent, accessibilité).

Alors peut-être ne faut-il pas réellement bannir cette phrase de votre vocabulaire mais méfiez-vous en et n’oubliez pas la règle d’or en ergonomie qui veut qu’il ne faut jamais faire confiance en ses goûts personnels. Mieux vaut miser sur les principes vérifiés et revérifiés qui ont fait leur preuve en ergonomie.

(6) J’ai utilisé des <table> car mon <div> ne fonctionnait pas

Là je vais en perdre quelques uns. C’est vrai qu’avec l’implantation des CMS, il n’est plus du tout obligatoire de connaître les règles élémentaires de HTML et c’est d’ailleurs une bonne chose que de rendre accessible et facilement accessible la création de blogs et de sites et le partage d’information au plus grand nombre de personnes possible.

Pour ceux à qui le sous-titre s’apparente à du chinois, <table> est une balise HTML autrefois très fortement utilisée dans la création de site web et notamment dans la création de blocs afin de structurer le site et donc les informations.

De nos jours, avec l’arrivée du CSS, il est beaucoup plus simple et performant d’utiliser la balise HTML <div> afin de créer des blocs que l’on positionne par la suite directement à partir d’une feuille CSS.

L’utilisation de <div> permet un code allégé et des modifications beaucoup plus rapidement applicables. Ainsi, c’est tout naturellement en tant que web marketeur qui sait vivre avec son temps que cette phrase disparaîtra de votre vocabulaire.

(7) Je n’ai pas lu le dernier article de Superbibi

Là j’avoue que je ne sais pas quoi vous dire. Vous ne pouvez pas prétendre être un bon web marketeur si vous ratez le moindre article publié ici-même. Juste un petit conseil : pensez à prendre vos dispositions pour que cela n’arrive plus à l’avenir !

Ainsi, le principal but de l’article était de mettre en avant le fait que tout est mesurable et qu’il est en théorie impossible de trouver de grosses zones d’ombres. Chaque jour de nouveaux outils apparaissent, rendant les données utilisables de plus en plus complètes et complexes.

Le véritable défi qu’implique une bonne mise en pratique du web marketing est justement l’application du plus grand nombre de concepts possible.

Accessibilité, ergonomie, utilisabilité, référencement naturel, liens sponsorisés optimisés, web analytique, web design, SMO (réseaux sociaux), branding, newsletter, affiliate marketing, etc., la liste paraît presque sans fin.

Il est très difficile d’être performant sur tous ces critères à la fois et c’est pourquoi une bonne organisation est cruciale. Un simple conseil : plutôt que de faire l’impasse sur plusieurs d’entre eux, commencez simple et faites en sorte de faire un minimum de choses sur les critères que vous ne maîtrisez pas. Et le jour où ces phrases auront définitivement disparu de votre vocabulaire, alors vous aurez fait un grand pas vers un site rentable et optimisé.

Bonus:

  • Mais je n’y arriverai jamais!
  • Personnellement j’aime bien, ça peut marcher.
  • Je verrai bien une petite intro flash.
  • On verra demain. Enfin, plus tard.
  • Non, c’est trop populaire. Ça ne nous distingue pas assez!
  • Oui je m’en occuperai après, je fini de lire mes mails.

Popularity: 4%

  1. Jean Michel Silone
    14/03/2010 à 21:13 | #1

    Je pense que le top du top des plus mauvaises phrases est bel et bien le « je ne sais pas ». Si un blog entre autre vocation d’attirer du trafic, il ne faut pas pour autant qu’au delà des BOTS et autres SPIDER, il y a les lecteurs. S’ils ne trouvent pas l’information qu’ils recherchent dans les secondes qui viennent… ils prennent la fuite! Mieux vaut un lecteur fidèle qui va revenir et faire parler de vous qu’une masse de trafic artificiel qui ne présente aucun intérêt. N’oubliez pas que le contenu est roi!
    L’autre versant des phrases à bannir c’est : « les mots à connaître ».
    Bonne continuation,
    Jean Michel

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